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Groupes de travail et expertises 2015

Les étudiants du Cycle d’urbanisme se préparent à devenir urbanistes et aménageurs, au sens large, en accomplissant des missions d’études, d’expertises et de recherche appliquée sur des sujets très actuels. Leurs travaux contribuent aux progrès des pratiques professionnelles, ils sont fondamentalement utiles. Les thèmes évoluent et portent les traces des urgences métropolitaines : le foncier, la mobilité autour des grands hubs, les équipements et la planification, le partenariat public privé dans le résidentiel ou l’activité.

Les groupes de travail, auxquels les étudiants se consacrent à mi temps de novembre à juillet, sont le cœur de la pédagogie du Cycle. L’originalité de ces travaux tient dans la complexité de la commande, dans l’aspect projet qui conclut les analyses et dans l’étude des faisabilités.


2015
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Présentation des problématiques

Q : Comment concevoir des grandes stations de HUB et les intégrer dans les nouveaux tissus urbains de la métropole ?
Les métropoles reposent largement sur la qualité des grands hubs de transport et sur l’efficacité de l’intermodalité. Ces grands objets doivent s’insérer dans des tissus urbains en pleine transformation. Il en est ainsi de Massy qui accueille des gares de TGV, TER, RER et routière. Par ailleurs, dans la mesure où la ville est branchée sur l’autoroute A10, des lignes de bus express avec voie réservée se sont mises en place et leur trafic croit constamment, constituant une réponse efficace au rabattement sur les principaux pôles d’emplois des populations des territoires de deuxième couronne sud mal desservies par le fer. L’augmentation sensible de l’offre d’ici dix ans, les mises en service du TTME (tram Massy-Evry) et du GPE (Grand paris express) vont amplifier le phénomène. Le Cycle a été chargé par un consortium d’acteurs de
• Détailler les caractéristiques d’une gare de bus express en plein centre de la grande opération d’aménagement de Massy, en s’appuyant sur des comparaisons internationales
• Réaliser un schéma d’objectifs d’un tel pôle
• Réaliser un schéma de programmation
• Faire une simulation fonctionnelle et physique de cette gare qui devra s’intégrer dans les ZAC de Massy.

Q : Comment concevoir un schéma territorial des équipements publics (scolaires, sportifs et culturels) en tissu métropolitain soumis à forte croissance ?

Le Grand Paris se singularise par le changement profond du système de transports et la création de nouvelles stations qui vont rendre des territoires particulièrement attractifs, notamment quand ils bénéficient d’opportunités foncières dans la première couronne ou de sites supports de renouvellement urbain. Les villes réactivent leur PLU en conséquence et pour cela doivent faire des études préalables, notamment en matière d’équipements nécessaires à l’accueil des nouvelles populations. Tel est le cas de Bagneux qui va accueillir 4 500 habitants supplémentaires. Le Cycle a été chargé de concevoir un schéma d’équipements publics correspondant aux besoins des populations, complémentaires et mutualisés, rationnellement conçus et bien localisés pour les populations concernées, utilisés de manière efficace, économes en foncier et énergie, sous 4 facettes : les équipements scolaires, les équipements sportifs, les équipements culturels, les espaces publics qui leur servent ou serviront d’environnement.

Q : Comment aménager les Zones d’Activités Économiques anciennes soit à des fins d’activité soit à des fins d’habitat ?
La question du développement économique est vitale pour les agglomérations, alors que la désindustrialisation se poursuit dans un contexte global de croissance faible. Bien des ZAE des années 70 et 80, ont été conçues dans un autre environnement et sont devenues obsolètes ou enserrées par l’urbanisation. Leur devenir se pose et les collectivités font appel aux établissements publics fonciers pour qu’ils rachètent de telles zones et portent des projets qui seront mis en œuvre par des aménageurs ultérieurement. Pour mener les opérations, les EpF veulent avoir une vision assez large et faire des bilans économiques préalables avant d’engager des pourparlers avec les élus. Le Cycle a été sollicité par deux EpF d’Île-de-France sur des problématiques complémentaires, mais nécessitant de faire du projet urbain, avec des variantes, et de la simulation de bilan d’aménagement pour orienter les programmes possibles. Dans les deux cas, de tels exercices pratiques sont précédés de diagnostics spécifiques.

  • EpF Ile-de-France. La mission prend comme échelle la région et nécessite des travaux sous SIG, avant de faire des typologies, et enfin des simulations
  • EpF Val d’Oise. La mission se restreint à des ZAE obsolètes positionnées de manières différentes sur un territoire de 26 communes. Le diagnostic repose sur des atlas de ZAE complétés par des approches qualitatives avant de faire des typologies, et enfin des simulations sur deux zones.

Q : Comment préparer la transformation à long terme d’un siège social et le faire en favorisant le travail commun entre les élus et un important investisseur privé ?
La ville de Gentilly compte sur son territoire un important immeuble de bureau occupé par une grande firme et acheté par un investisseur qui se trouve donc actuellement bailleur. Ce dernier s’interroge sur la manière de transformer cet ensemble dans cinq à dix ans, sachant qu’après le départ de l’entreprise locataire l’environnement aura substantiellement changé, notamment du fait de l’arrivée du métro du Grand Paris. La ville et l’investisseur ont décidé de travailler ensemble sur différentes hypothèses de transformation du bien, sachant que le quartier, qui comprend en outre des barres HLM et un centre hospitalier, est amené lui-même à évoluer. Les deux partenaires ont chacun leurs objectifs spécifiques. Le Cycle est chargé de faire les études préalables (économiques et spatiales) avant de définir un schéma d’objectif, puis de faire du projet et des bilans d’opération.

Q : La VEFA est-il un mode de construction à banaliser chez les bailleurs sociaux situés sur la zone dense ?
Derrière cette question apparemment abstraite, se pose la question fondamentale de l’efficacité des modes de production du logement social dans les zones tendues comme la région Île de France. Les bailleurs ont en effet deux façons d’accroître leur parc : construire par eux-mêmes, mode pour lequel ils ont des compétences certaines, ou acheter des immeubles construits par des promoteurs qui, eux, peuvent obtenir les 25 à 50% de logements sociaux de leurs programmes imposés par la réglementation ; c’est la Vente en l’État Futur d’Achèvement.
Certains bailleurs achètent désormais plus de la moitié des logements neufs en VEFA. Cette relation apparemment gagnant – gagnant a aussi des effets négatifs. Les bailleurs ont engagé un débat sur cette question sensible.
Le Cycle est chargé d’une mission comprenant une étude de la question et des argumentaires des uns et des autres, des analyses d’opération et de la qualité des bâtiments ainsi que la préparation d’un séminaire de réflexion.

     
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